Actualités

A moto, le plus grand danger, c'est de penser qu'il n'y en a pas.

 
 
A moto, le plus grand danger, c'est de penser qu'il n'y en a pas.

L'Essonne compte en moyenne entre 1300 et 1500 accidents corporels de la route par an sur son territoire. Les usagers vulnérables (piéton, vélo et deux roues motorisés) représentent au titre de l'année 2015 la moitié des tués de la route.

Ces cinq dernières années, ce sont les deux roues motorisés qui se retrouvent être les plus exposés. Alors qu'ils ne représentent qu'entre 3 et 5% du trafic routier, ils sont impliqués dans 1 accident sur 3 et représentent près d'1 tué sur 3.

La vulnérabilité des usagers de deux roues motorisés s'explique tout d'abord par l'absence de carrosserie et par l'équilibre instable intrinsèque à ce type de véhicule.

De plus le faible gabarit de ces usagers, ainsi qu’une forte capacité d’accélération, peuvent entraîner des difficultés de prise en compte par les automobilistes, en particuliers lors de leur manœuvre de changement de file ou de direction. C’est pourquoi une attention toute particulière doit être portée par les automobilistes envers ces usagers vulnérables.

Par ailleurs, une récente étude confiée au Cérema (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement) et à l'Utac-Ceram sur la comparaison du freinage en situation d'urgence entre motos et voitures particulières, met en évidence qu’une moto freine sur une distance plus longue de 3 mètres à 50km/h et 7.50 mètres à 90km/h (avec un temps de perception-réaction identique entre le motard et le conducteur de la voiture). Cette étude a pour objectif, pour l'ensemble des usagers deux roues motorisés (scooter et moto), de mettre en avant qu'une meilleure évaluation des distances de freinage tend à renforcer leur sécurité et celle des autres usagers.
Les deux roues motorisés restent donc dans l'Essonne, et au plan national, un enjeu majeur de sécurité routière pour lequel il est nécessaire d'engager une politique forte pour lutter contre les comportements à risques (vitesse, alcool/stupéfiant, non respect des règles de sécurité, port de l'équipement), mais aussi de soutenir des actions de sensibilisation de favoriser un partage de la route, et une meilleure connaissance, entre tous les usagers de la route.